Commentaire n°1
posté par
laslammeuse
le 06/04/2008 à 14h09
J'ai pour rebondir à cet hymne à la fraternité, un Slam écrit il y peu pour un ami cher à mon cœur. Une tranche de vie pour de nombreux hommes, où ce jour là j'ai compris dans les confidences de mon ami, malgré l'usure du temps et l'éloignement, l'amitié réciproque qu'il m'accordait. Ce témoignage de confiance étais pour moi un privilège, et je n'ai put contenir les pages de mon cahier d'écriture...
Mon pote…
Mon pote s’égare et son esprit voit trouble,
Plongé dans son sombre brouillard,
Il Recycle un cépage d’idées noires,
Comme autant le filtrage des bourbes.
Sur cette page mon pote tu trouveras
Quelques vers façon SLAM pour en faire des notes.
J’espère, je n’en sais rien, l’avenir te le lira,
Que l’espace d’une seconde même, elle te réconforte.
C’est la galère mon pote, les femmes te brisent le cœur,
Un cordon coupé aura suffit à te mettre les jambes en compote.
Toi qui voulais t’émanciper sans la moindre aigreur,
Tu n’en n’aimes pas moins citer ton male tel une anecdote.
C’est bien d’y avoir cru, c’est mieux de continuer d’y croire.
Est-ce que tu pensais vraiment avoir tout vu,
Tout connu,
Avant de plonger naïvement dans un fleuve de désespoir.
Relève la tête Gamin, toi qui faisais toujours figure d’homme viril.
Tu vas juste comprendre que tu cèdes un mal pour un bien,
Et que la vie n’est sûrement pas un long fleuve tranquille.
Mon pote, l’instant je sais n’est pas idéal,
Et tandis qu’il rumine cette rupture qui ne saurait se faire sans mal,
Le temps poursuit sans toi sa course infernale.
Ne te laisse pas dépassé gamin,
Le moment n’est pas venu pour succomber à un gros chagrin.
La vie se chemine, l’amour entame son chemin.
Ta mine ne peut rester plantée à « vitam aeternam» seule dans son coin.
Tu avais des projets et dessiné l’esquisse de ton avenir.
Ne nourris pas pour autant des regrets
Parce que certains délices semblent soudain s’évanouir.
Tu vois que la vie réserve son lot de surprises,
Hier ton cœur s’est mit à vibrer de nouveaux.
Alors tu te retrouves sans savoir où placer ta mise,
Persuadé que ta main ne donne dans l’intérêt de ta promise,
Idiot.
Je sais bien qu’un revers de cœur peut agir comme un coup de poignard.
Que s’il n’est nulle question de poker, sinon menteur,
Car tu bluffes
Et la joue façon lascar.
Mais tu ouvriras les yeux,
Éclairé de nouveaux repères,
Un peu comme le culte son dieu, lorsque tu auras saisis
Que l’amour n’est pas la mer à boire
Mais ton radeau, la galère de tes espoirs.
Je t’aurai bien dis d’être réglo, de n’avoir qu’une devise :
Placer l’amour au sommet de toute mise,
Du moindre euro,
Et tenter le bonheur sans détour ni cage à oiseaux.
Je sais que s’est trop compliqué,
On est toujours rempli de nos certitudes incrédules.
Mais qui ne nous dis pas que le con n’est autre que celui pensant être en train de couillonner ?
Je sais que je te la joue genre arroseur arrosé,
Mais qu’est ce qui nous assure que nous ne sommes pas tout bonnement ridicules ?
Mon pote déguste et illustre l’insulte faite en cas de trahison.
Depuis des lustres il n’avait eut ce culte de tout remettre en question.
Mon pote se sent humilié et rabaissé.
Il s’est mit minable après s’être lui-même jugé.
Il ne souhaite que révéler qui il est.
Il a compris, je pense, et a promis
De ne plus jamais recommencer.
Maintenant qu’il est honnête, en paix avec lui-même,
Qu’il a fait face et tenue tête à ses propres problèmes,
La terre enfin reprend sa ronde et nourrie l’air de ses poumons.
Mon pote n’a plus le coeur qui gronde, et gronde de toutes fraîches convictions,
Mon pote Aron.
Gavroche/Avril 2008
Commentaire n°2
posté par
gavroche
le 05/05/2008 à 10h53